Lieu historique

 Un hommage à la mémoire de nos ancêtres, notre héritage

La Chapelle du cimetière

Dès 1887, le curé Labelle pouvait voir la réalisation de son rêve. Une chapelle se construit. Une chapelle genre « petite église », qui mesure 40 pieds de longueur, 27 de largeur et 24 de hauteur. Elle est en bois, avec un toit en pente et comporte un clocher, avec une cloche qui ne sonne pas souvent… mais qui est là quand même. À l’intérieur, adossé au mur du sanctuaire, on y voyait jusqu’en 1977, un autel genre tombeau, brun pâle. Cet autel fut modifié quelque peu à cette époque pour permettre la célébration de l’eucharistie face au peuple. Ce qui donne du relief à cet autel, c’est la toile qui remplit tout le mur du fond : une toile peinte par on ne sait qui et qui représente le purgatoire. Le Christ en croix domine la partie supérieure du tableau, et à ses pieds, dans les flammes, les personnages qui tendent leurs mains vers Lui dans un geste d’imploration. Une fois la semaine, en juillet et août, on y célébrait la messe. Au cours des années 1940, la chapelle de 1887 a été quelque peu modifiée. Plus précisément elle a été exhaussée,  permettant ainsi un accès plus facile à la crypte où déjà reposaient les corps de plusieurs prêtres défunts. Ce fut l’initiative de Mgr Émile Dubois qui avait, lui aussi, un grand culte pour les morts.

Le cimetière de la Montée

C’est en 1886 que l’on enterre les premiers mots au cimetière de la Montée Dalhousie (aujourd’hui De Martigny). Le Curé-Labelle aurait lui-même conçu les plans et dirigé les travaux. Une chapelle, un calvaire, une croix, un chemin de croix ainsi qu’un charnier y sont aménagés. À l’époque, le cimetière, qui se terminait derrière la chapelle, était entouré de forêt et de champs. Depuis, de nouveaux terrains ont été acquis pour agrandir ce lieu de sépulture maintenant ceinturé par des rues et des bâtiments. Également, afin de répondre aux divers rites funéraires actuels, on a aménagé, ces dernières décennies, un Columbarium et des loculi.

La crypte sous la chapelle

C’est le lieu de repos de plusieurs prêtres défunts. Le curé Mgr Antoine Labelle est inhumé là en 1891. Il avait dit en, en 1888, en indiquant l’endroit à son ami Arthur Buies : « C’est là que je veux être enterré ». À ses côtés, Mgr Émile Dubois (1951) et Mgr Paul Labelle (1991). Voici la liste des autres prêtres inhumés à cet endroit : Michel-David Brunet (1858), François-Léandre Prévost (1861), Antoine Fleury-Groulx (1868), François Fourmentin (1885), Joseph-Marie Prévost (1891), Adolphe Desjardins (1909), Adrien Gauthier (1916), Trefflé Ouimet (1922), Joseph Aubin (1923), Charles François Dionne (1939), Rodrigue Labelle (1956), René Desjardins (1958), Roger Dupré (1960), Lucien Lauzon Napoléon Lauzon (1982), Georges Martin (1982), Joseph Tsang (1983), Paul Labelle (1991), Jacques Lépine (1999), René Gagnon (2001) et Joseph Bepka (2006).


La Grotte

C’est la réalisation d’une pensée chère à Mgr Dubois, curé de la paroisse Saint-Jérôme (1934-1950). Une grotte qui rappelle celle de Lourdes, en France. Une grotte de toute beauté, imposante, invitante.

Elle est faite de pierre des champs, de pierre provenant du rang Ste-Marguerite, Saint-Antoine (Mirabel). Elle comporte un autel pour la célébration eucharistique et une chaire. C’est là que chaque année se continue la tradition de  » la fête du Cimetière  » (anciennement fête du Calvaire), le dimanche qui suit la fête du travail. Cette grotte est l’œuvre d’un bon italien, qui avait du goût et un sens artistique bien développé: Caesare Gozzi. Elle fut réalisée en 1942.


Le Calvaire

Nous n’avons pas, malheureusement, de photographie du Calvaire érigé selon les désirs du curé Labelle. Mais plusieurs se rappelleront de cet édicule de bois d’une vingtaine de pieds de hauteur, de dix pieds de profondeur environ, s’étendant sur une largeur d’environ trente pieds. Il y avait un autel, et au-dessus de l’autel la scène du calvaire présentée selon la traditionnelle iconographie: le Christ en croix, près de sa croix la Vierge Marie, sa mère, et l’apôtre Saint-Jean.

C’est là que chaque année, le dimanche le plus près du 14 septembre (qui est le jour de l’Exaltation de la sainte Croix), il y avait ce qu’on a toujours appelé- et que l’on continue d’appeler-  » la fête du Calvaire « . C’est vraisemblablement entre 1888 et 1890 qu’on implanta la coutume de cette cérémonie religieuse. Il y avait messe chantée, sermon de circonstance, proclamation de la liste des défunts de l’année, puis exercice du chemin de la Croix, devant les quatorze stations échelonnées ici et là autour du cimetière.

Ce Calvaire avait de l’âge en 1942, un peu plus de 60 ans. Il commençait à se détériorer, et c’est à cette époque qu’il fut remplacé par une magnifique Grotte de Lourdes. Un autre calvaire fut placé dans un rond-point du cimetière.


Promenade au Jardin des Souvenirs

C’est grâce à la société d’histoire de la Rivière du Nord (site officiel) qu’est née l’initiative du Jardin des Souvenirs, un itinéraire permettant de découvrir les attraits du cimetière, ainsi que les monuments des célébrités et personnages marquants de son histoire.

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Une application de la ville de Saint-Jérôme est disponible pour découvrir la patrimoine. Une section particulière, Promenade au jardin des souvenirs est consacré au cimetière de Saint-Jérôme. Téléchargez les applications grâce à ces liens.